Les diasporas

Aujourd’hui plus que jamais, les gens partent de leur pays d’origine pour diverses raisons – économiques, politiques, religieuses, pour poursuivre leurs études, pour des raisons professionnelles, gouvernementales et pour les affaires, pour ne citer que celles-ci. Ces personnes, volontairement ou involontairement traversent des frontières politiques et culturelles. Presque toutes les frontières nationales et régionales sont confrontées aux problèmes causés par ces « gens du voyage ». Lorsqu’il y a un déplacement massif de population, ce phénomène (ie diaspora) crée des méga cités (urbanisation), diverses communautés ethniques (sociétés multiculturelles/communautés), et un pluralisme religieux et idéologique résultant d’un syncrétisme de croyances ou de foi. Notre monde, au 21ème siècle, a passé l’étape d’un « village mondial » et est désormais un « appartement mondial ». Nous sommes dans un monde « sans frontières » où les gens ne sont plus limités à une seule habitation. Dans ce contexte mondial, la Mission de Dieu (Missio Dei) doit être « pour n’importe qui, provenant de n’importe où ».

Les gens se déplacent aujourd’hui jamais auparavant. La migration est une des grandes réalités mondiales de notre époque. On estime que 200 millions de personnes vivent en dehors de leurs pays d’origine, volontairement ou involontairement. L’Engagement du Cap II-C-5

Le troisième congrès international sur l’évangélisation mondiale (Le Cap 2010) a reconnu l’importance des missions de la diaspora et de la missiologie. Par conséquent, de nombreuses dénominations et organismes missionnaires adaptent leurs structures, réajustent leurs stratégies, et réorganisent leurs ressources (humaines et financières) pour une évangélisation efficace, aidant à accomplir la Grande Commission. Plusieurs séminaires tels que celui de l’Université Ambrose (Calgary, Canada), d’Alliance Graduate School (Manille, Philippines), et le séminaire évangélique et théologique de l’Ukraine (Kiev, Ukraine), offrent maintenant des cours de missiologie de la diaspora. Plus de doctorants écrivent leurs thèses sur la diaspora ou des questions liées à la migration. L’étude de la diaspora n’est plus limitée aux seuls domaines de l’histoire, l’économie, le droit, la politique et les sciences sociales. Aujourd’hui, il est tout à fait passionnant de voir l’émergence rapide de la missiologie de la diaspora. De toute évidence, le Mouvement de Lausanne a catalysé le milieu intellectuel, l’église locale, et le marché.

Le réseau mondial de la diaspora ou GDN (www.globaldiaspora.org) dans le cadre du Mouvement de Lausanne a été fondé le 20 Octobre 2010 à Cape Town, en Afrique du Sud. En Mars 2015, GDN effectuera un forum mondial de la diaspora avec jusqu’à 500 missions universitaires et praticiens des quatre coins du globe pour répondre à la mission pour, à travers et au-delà de la diaspora. Le résultat souhaité du travail de ce forum est triple:

  • Pour produire un recueil comme nouvelle ressource pour accélérer l’étude de la missiologie de la diaspora dans les institutions théologiques à travers le monde.
  • Pour explorer les moyens de parvenir à la croissance de l’église de la diaspora dans la pratique de la missiologie de la diaspora.
  • Pour créer un nouveau réseau synergique des ministères, des églises locales et des institutions pour atteindre les deux objectifs ci-dessus.
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